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dimanche 30 octobre 2016

Erreur statique du GPS

Logger GPS TSI 760


Philo m'a prêté son logger GPS TSI 760 qui peut enregistrer la position à 1 point toutes les 10s pendant plus de 24h. Ce logger est très léger (<80g) Avant de réaliser des mesures, je souhaitais connaître l'erreur associée à ce GPS. Pour ça j'ai fait 7 mesures statiques d'environ 24h : j'ai mis le logger dans un petit sac hermétique que j'ai accroché à la clôture proche de la cabane. Les 7 mesures ne sont pas faites exactement au même point. J'en referai une ou deux dans un autre pré. 

Traces GPS des 7 enregistrements d'environ 24h
À l'aide du logiciel en ligne myGPSfiles, j'ai calculé la distance parcourue par le GPS alors qu'il était en réalité statique pour chaque fichier. J'ai ensuite fait la moyenne et l'écart-type de cette série de mesure et j'obtiens : Err = 0,5 +/- 0,2 km/d. En gros, une erreur typique de 0,5 km par 24h de mesure.  Les mesures les plus proches de la cabane sont celles les plus bruyantes. Il est fort probable que les réflexions du signal GPS sur la cabane n'aient pas arrangé notre histoire! 

Si on prend la tache vert pâle en haut, en l'absence de réflexions parasite, on voit que le GPS statique oscille en fait dans un cercle d'environ 4m de diamètre. Au voisinage des cabanes, l'erreur monte à 5-6 m. Il est donc illusoire de mesurer avec ce dispositif des déplacements entre des points distants de moins de 4m. 


lundi 29 février 2016

Fabriquer un tablier de parage

J'ai quelques fois déferré, referré, paré avec à chaque fois de beaux bleus sur les cuisses à la clé. Après avoir vu chez une copine son super tablier de parage réalisé à partir d'un short de son mec, j'ai fait pareil!

J'ai donc récupéré un pantalon de mon mec qui était troué à l'entrejambe.

Première étape : je coupe les jambes sous le genou. En plus il y avait une couture, ça fait un ourlet de moins à faire!


Deuxième étape, j'ouvre le pantalon. Là j'ai pas fait le plus malin.
- Dans l'idéal couper les jambes dans le sens de la longueur à l'arrière de la cuisse, un peu vers l'extérieur (qu'il reste plein de tissu pour l'intérieur de la cuisse qui est davantage à protéger que l'extérieur de la cuisse)
- Et couper les fesses au niveau de la couture derrière.
Comme j'ai mal coupé, je manquais de tissu à l'intérieur des cuisses. Du coup j'ai pris le bout de bas de jambes que j'avais coupé au départ, je l'ai ouvert, et je l'ai cousu sur les cuisses, pour doubler la partie qui va être le plus utilisée et pour allonger la surface en interne des cuisses.

 Ensuite j'ai découpé des pads en mousse dans un matelas mousse hyper bas de gamme de chez D4. J'ai pris un peu au pif pour que ça tombe sur la cuisse comme ça :
 J'en ai découpé 4 morceaux :

Que j'ai encollé avec de la néoprènre pour faire des doubles épaisseurs :
J'ai évidemment pas attendu le temps de séchage recommandé, 5' plus tard je commençais à les coudre sur le pantalon. Evidemment, j'en ai cousu un pile à sa place, et l'autre pas vraiment.
Ensuite j'ai cousu un scratch à la ceinture du pantalon, et deux scratch pour fermer les cuisses et j'ai fait tous les ourlets car le tissu commençait déjà à s'effilocher.


Et il ne manque plus qu'une photo sur moi, mais ça va nickel, j'ai déferré ma jument avec dans la foulée et je n'ai pas eu de bleus aux cuisses!

jeudi 25 février 2016

Je vous ai apporté des bonbons


Néli lèche son bonbon maison!
Il y a quelques temps, je me suis amusée à fabriquer un bonbon à lécher pour Néli, un peu comme les roudoudou de notre enfance ou les blocs à lécher likit. L'objectif c'était de trouver un substitut au foin pour occuper Néli durant les transports en van tout en lui faisant respirer des huiles essentielles anti toux (puisqu'elle n'a pas le droit au foin).

Recette : 
L'idée n'est pas de faire un caramel (c'est pour ça qu'on rajoute de l'eau et de l'acide) mais d'avoir une texture type sucette pour enfant.

  • Dans une casserole, mettre des sucres en morceaux (j'en mets trois grosses poignées, on peut mettre du sucre normal aussi), le jus d'un demi-citron (il faut acidifier le mélange), un petit peu d'eau pour hydrater le sucre mais pas trop car il va tout falloir l'évaporer ensuite et un peu de sirop pour donner du goût. 
  • Faire chauffer le tout jusqu'à ce que ça fasse plein de bulles (~125°C si vous avez un thermomètre de cuisine), il n'y pas besoin de mélanger.
  • Facultatif :
    •  Ajouter une poignée d'herbes phyto (j'utilise un mélange d'herbes séchées de chez Hilton Herbs)
    • Ajouter quelques gouttes d'huile essentielle d'eucalyptus et de menthe poivrée
  • Verser le tout dans un tuperware 
  • Et laisser refroidir
  • (Pour laver la casserole, remettre de l'eau dedans et refaire chauffer)
 Or donc, depuis plus d'un an, ce gros bonbon siège dans sa mangeoire dans le van, et elle y met à peine le bout des lèvres alors que quand je le laisse au pré, sa copine de pré le finit en une après midi. J'en avais déduit que Néli aimait pas trop ce truc, mais comme je suis têtue, j'ai continué à le lui proposer. 

Depuis quelques semaines, je relis la méthode la Cense et je lis le livre de Ken Ramirez sur le dressage des dauphins, et je me suis rendue compte que dans mon travail avec le van j'étais passée à côté d'un point ultra important : le but n'est pas que le cheval soit immobile dans le van, le but c'est qu'il soit décontracté. Et à chaque étape, il faudrait d'abord obtenir la décontraction avant de compliquer la tâche. 
J'ai donc repris le travail au van en ayant en tête : d'abord la décontraction. J'ai donc demandé moins, j'ai alterné le van avec du travail en longe dans le pré, et j'ai appliqué le principe du confort inconfort en offrant de vraies pauses au van, Néli ayant juste les antérieurs sur le pont du van. Une vraie pause, c'est 10' de pause sans lui demander de monter plus dans le van. Il fallait vraiment que le van devienne une zone de confort, Néli aime l'immobilité, si elle n'aime pas le van, c'est que je lui en demande toujours des tonnes près du van. Et puis, quand l'immobilité est acquise, il faut attendre, attendre, pour récompenser la décontraction, et non pas l'immobilité.
Et petit à petit ça a marché, désormais elle vient au trot quand je ramène le van (on n'a pas encore revoyagé ;-) ) et surtout, elle se pose dans le van. Elle respire, l'encolure est plus basse, et ... elle lèche son bonbon! 

En fait ce n'est pas qu'elle ne l'aimait pas, c'est qu'il n'était pas assez appétant au regard du stress qu'elle avait dans le van. Et même hors du van, puisqu'en fait, il suffisait que le van soit là pour qu'elle ne s'y intéresse pas. Désormais, son intérêt pour le bonbon m'aide à mesurer son niveau de stress dans notre travail du van.

dimanche 18 janvier 2015

Imperméabiliser une couverture de cheval




Récemment j'ai eu à réparer une vieille couverture de Néli, déchirée l'an passé. C'était une "bâche" et du coup j'ai décidé de la doubler de polaire sur le dos (coût : une 15aine d'euros). 
Ensuite, j'ai souhaité imperméabiliser les coutures, pour ça j'ai utilisé une astuce trouvé sur des forums de baroudeurs qui ne déplairait pas à Ariane : 

  • Mettre du joint silicone transparent (acheter plutôt un tube, moi j'ai fini un tube pour pistolet bas de gamme que j'avais acheté pour refaire les joints de la salle de bain avant de rendre mon précédent appartement) dans un bocal en verre (genre pot à confiture, éviter le plastique, ça dissout certains types de plastique)
  • Recouvrir de white spirit, fermer le pot, et attendre une nuit (solution de fainéant)
  • Le lendemain, ajouter un peu de white spirit et secouer pour mélanger, continuer jusqu'à ce que la consistance soit celle d'une colle à papier peint un peu liquide (mais pas trop ^^ )
  • Peindre au pinceau (pinceau pour gouache pour enfant) les coutures, il faut que les fibres soient bien imbibées, mais il ne faut pas qu'il y est de surplus (sinon ça va pelucher après le séchage)
  • Laisser sécher une nuit dans une pièce fermée du reste de l'appart et avec la fenêtre entre ouverte (ça pue!)
Dans l'idéal, utiliser une paire de gants et peut être des lunettes quand on peint.

Et voilà le résultat après 30' sous une pluie assez dense :
Coutures imperméabilisées
Et du coup, pas mouillées!
Je n'ai pas imperméabiliser une plus grande surface car du coup ce n'est plus du tout respirant... Je pense qu'avoir doublé avec de la polaire rend le dos plus imperméable (principe du double toit), je me demande si je ne vais pas quand même imperméabiliser le haut du garrot. 

EDIT : après quelques jours de bonne pluie, il y a des endroits où c'est encore bien sec, et d'autres ou les coutures sont au contraire trempées. Je me demande si du coup j'aurai pas du mettre deux couches, peut être que c'était trop liquide mon mélange... En tous cas pour les coutures traversantes....

Sinon, j'ai aussi peinturluré un vieux manteau que je n'avais pas le cœur à jeter, ça a bien empué l'appart, reste à voir ce que ça donne lors de la prochaine pluie!

mardi 1 avril 2014

Tremper ou steamer le foin

Un grand nombre de chevaux sont allergiques au foin, en fait ils sont plus particulièrement allergiques à la poussière du foin et aux micro-organismes qui s'y développent : acariens et moisissures. Quand on fait un test d'allergènes, la plupart des chevaux seront sensibles à ces allergènes, sans pour autant tousser. Le meilleur traitement pour ces chevaux consiste à enlever ces allergènes de leur environnement. 

Si l'on veut continuer à nourrir au foin (la meilleure solution étant évidemment le pré intégral), alors il est souvent conseillé de tremper le foin, ou de le passer à la vapeur. Dans les deux cas, il ne suffit pas de mouiller un peu le foin. 
  • Pour le trempage, il est conseillé de laisser tremper le foin au moins 20 minutes, on lit souvent 40' aussi. 
  • Pour le passage à la vapeur, les données disponibles dans la littérature concernent des dispositifs commerciaux, et la durée indiquée correspond à un cycle de la machine commerciale, sans que ne soient spécifiées les températures atteintes lors du cycle, ni les degrés d'humidité, ni... Le temps annoncé est de l'ordre de 50 minutes. 


En utilisant une poubelle de jardin de 110L, et un filet à foin petites mailles (facilité de transport et temps d'ingestion rallongé), j'ai utilisé successivement les deux techniques pour Néli, et je vous présente mes deux procédés :

Tremper le foin 40' 10'


En général, je ne remplis pas d'eau jusqu'en haut, mais au bout de 10-15' (le temps de préparer Néli ou autre) je retourne le filet dans la poubelle (je le mets tête en bas) ce qui fait que quand le servirai, l'eau coulera sur la partie qui a été le moins longtemps à tremper.


  • L'avantage : grâce aux roulettes je peux la déplacer entre le point d'eau et le paddock de Néli
  • L'inconvénient : au niveau des roulettes, le plastique s'est fissuré, c'est pas fait pour porter 80L d'eau deux fois par jour, donc ça fuit un peu. Je colmatais avec un bout de papier et ça tenait sur un trempage.
[Update - 2015] Après lecture de plusieurs articles sur internet, pour les chevaux qui toussent il suffirait de tremper le foin, il n'y aurait pas besoin que ça dure longtemps. Le fait de tremper 40' le foin est recommandé pour les chevaux qui ont besoin d'un régime car tous les nutriments passent alors dans l'eau de trempage (plus on laisse tremper longtemps, plus le foin sera pauvre). 
Passer le foin à la vapeur (10+30)' : hay-steamer artisanal
À partir de la poubelle que j'utilisais pour tremper le foin, j'ai fabriqué un hay-steamer maison avec une décolleuse à tapisserie, quelques raccords pour tuyau d'arrosage et un bout de tuyau d'arrosage.
Mon organisation : 
 1) Quand j'arrive aux écuries, je remplis le corps de la décolleuse d'eau (pas jusqu'en haut) avec une giclée de jus de citron car l'eau ici est très calcaire et je la branche,
2) je vais remplir le filet à foin dans la poubelle
3) je connecte la décolleuse à la poubelle
4) J'attends entre 20 et 40' pour arrêter le tout (le temps que la condensation est bien fait une petite mare à côté de la poubelle, critère très perso tire langue ), verser le reste d'eau bouillante dans la poubelle et ramener à servir à Néli
Hay steamer en action
  •  L'avantage : ça ne consomme que 3 litres d'eau à chaque fois, c'est utilisable l'hiver
  • L'inconvénient : ça consomme pas mal d'électricité (2000W) et on ne gagne pas de temps par rapport au trempage du foin
Comparaison, et questions...
  • D'un point de vue pratique, les deux se valent selon l'environnement dont on dispose. 
  • Néli consomme les deux foins avec autant d'intérêt (ou en tous cas, je n'ai pas fait d'expériences pour voir si elle en préférait l'un sur l'autre).
  • D'un point de vue nutritif, ce n'est pas clair, ce que j'ai lu ne m'a pas permis de trancher. 
    • Le trempage fait passer un grand nombre de nutriments dans l'eau du bain
    • Un certain nombre de vitamines sont dénaturées avec la chaleur
  • Dans mon cas, le foin a surtout valeur de lest alimentaire vu que je la complémente avec un mélange de céréales équilibré.
  • Une autre question : combien de temps peut on attendre après préparation pour servir le foin? Là je n'ai vu aucune indication sur internet


dimanche 18 novembre 2012

Quel matériel pour faire de l'étho?


Je déterre ce billet... :) 

Quand on veut "se mettre" à l'étho, se pose souvent la question... avec quel matériel?
Qu'est ce qui est vraiment nécessaire, pour quoi faire?
Où acheter? À quoi faire attention?




Aujourd'hui je dirais que la seule chose réellement indispensable pour travailler à pied son cheval, c'est une longe suffisamment longue, entre 3 et 4 mètres selon sa propre taille et celle de son cheval.


LES LONGES
Tout d'abord, les longes habituelles de licol sont toutes beaucoup trop courtes, pas assez lourdes... Enfin, pas top quoi!
La longe de 3,70m : C'est celle que l'on utilise le plus souvent, elle a la bonne longueur pour pouvoir garder le cheval à une bonne distance de soi : longe, saut d'un petit obstacle, envoyer dans le van.... Sans être trop encombrante! Souple, lourde (gros diamètre sans âme), elle est dotée d'un gros mousqueton. Elle permet de travailler au poids de la longe qui pend, un peu de la même manière qu'un levier sur un mors western, le mousqueton permet de rendre très inconfortable la situation quand on fait osciller fort la longe.
La longe de 7m : elle n'est pas indispensable au début, mais très pratique quand on a besoin de 2 longes : longues rênes, désensibilisation à la sangle, tirer un plot, sauter en liberté de gros obstacle... Elle est assez encombrante et peut être remplacée par une longe classique...

LE LICOL
En étho, on travaille en général en licol dans toute la première partie de l'éducation du cheval.
En corde suffisamment fine (exit le licol étho décathlon), il permet d'exercer une pression suffisamment forte pour être désagréable pour le cheval sans être douloureuse pour avoir contrôle et persuasion, tout en permettant de relâcher immédiatement toute pression. Le licol étho de Michel Robert me semble mieux conçu que ceux que l'on utilise habituellement.
Avec certains chevaux plus lourds ou particulièrement mal élevés, on peut commencer le travail en caveçon, voir en mors, mais dans ce cas là, on réserve le travail à un professionnel!
Pour certains chevaux inquiets, je pense désormais que travailler en licol plat peut être plus confortable pour eux. 

LE STICK
Prolongement du bras, il n'est pas utiliser pour taper, ni effrayer le cheval (on doit donc toujours commencer par caresser le cheval avec cet outil). C'est une aide de communication plus visible et qui permet de travailler à une certaine distance. Je pense qu'il est bon d'essayer différents outils, de s'entrainer à être précis avec, et de varier selon l'exercice : la badine pour l'aspiration des hanches, le pas espagnol, le fouet d'attelage pour le mener de face, pour la longe, la chambrière pour le travail en liberté dans un très grand manège (quoi que, je suis revenue encore à mon fouet d'attelage).

Un bout de rubalise au bout de la badine la rend plus visible. 

JE réserverais le stick étho à la désensibilisation de chevaux qui tapent, mais chacun fait bien comme il veut!

LA CORDELETTE
Au bout du stick, elle sert de "fouet" pour donner un peu de vie, de serpent pour désensibiliser aux cordes diverses, et une fois détachée, elle sert de collier d'encolure, pour monter en semi liberté!
Celle que l'on trouve usuellement au bout des sticks n'a pas du tout la mme qualité que celle que l'on trouve sur les sticks plus chers...

LES GANTS
Lorsque l'on travaille à pied, on n'est jamais à l'abri d'un petit vent de panique... Donc on se protège les mains pour ne pas se les bruler si le cheval tire, c'est du vécu, et ça fait très mal! Une paire de gants en cuir est un luxe non négligeable. Mais il faut aussi apprendre à laisser filer la longe quand le cheval tire...

Où acheter quoi? Que peut on faire soi même?
Le Licol : Comme beaucoup de monde j'ai commencé avec un licol fait maison, en achetant de la cordelette assez fine à Leroy Merlin... Finalement, je recommande d'acheter plutôt de la cordelette d'escalade ou de marine si on arrive à trouver (ne s'étire pas), de diamètre 6mm, chez Décathlon, Le vieux campeur, ou mieux, directement à une sellerie de matériel éthologique en ligne.
Ensuite, je me suis acheté un bel ensemble bordeaux longe+licol, directement chez sellerie éthologique... et ya pas à dire, c'est vachement mieux! (mais beaucoup + cher)
Quelques liens :
sur A&E
http://www.naturalhorsesupply.com/tiehalter.shtml
(un blog que sur ça avec les dimensions selon les tailles)
Actuellement je réfléchis à acheter un licol étho Michel Robert, je trouve le concept très séduisant.

La longe : On commence à trouver des longes correctes un peu partout, je pense qu'il faut faire cet achat dans une bonne sellerie, c'est vraiment à mes yeux, l'outil le plus important. On peut bidouiller tout le reste, mais une bonne longe, ça facilite quand mme grandement la vie!

Sites internets :
Voilà qques sites sur lesquels on peut commander du matériel :
sellerie éthologique
esprit étho
Kramer (au niveau des articles western ou travail à pied)

vendredi 16 novembre 2012

Le licol étho de Michel Robert

MR et Catapulte
Couverture de son livre sur la longe
Je ne crois pas que le matériel soit la garantie d'une méthode. Je dirais même plus que ça m'énerve quand les tenants d'une méthode vantent les mérites du matériel qu'ILS ont développé, et le vendent cher. C'est ce que font Linda Tellington Jones, Parelli, la Cense, Monty Roberts...
C'est aussi ce que ne font pas Frédéric Pignon et Magali Delgado, Véronique de Saint Vaulry et d'autres.

Le licol étho, je l'ai acheté car je pensais que c'était indispensable à la méthode étho, je l'ai gardé car je le trouve pratique, sévère et gentil quand on ne s'en sert pas, qu'il me permet de tenir quasiment n'importe quel cheval dans un moment délicat (ce qui finalement n'arrive pas souvent, mais sait on jamais).

Ce que je lui reproche :
  • Il tourne, et pour la longe, je trouve pas ça terrible
  • Le nœud éloigne d'autant plus le mousqueton de la tête, et pour monter au contact c'est pas top
  • Le mousqueton par en dessous, quand le cheval se cabre, c'est prise de longe assurée. 
Pour le point 3, j'utilise désormais un caveçon en cuir et ça va très bien. 

Pour les points 1 et 2, j'avais remis ça aux Calendes grecques. Et je dois dire qu'au visionnage du DVD de Michel Robert sur le travail en longe, j'ai été vraiment très agréablement surprise par le licol étho qu'il a conçu avec TdeT, et cerise sur le gâteau, il est en vente à 10€... 

  • L'absence de noeud sous la muserolle permet au mousqueton de coulisser quand on longe (ce qui permet aussi de travailler sur le côté du licol pour les flexions latérales)
  • La sous gorge est descendue, un peu comme sur un caveçon, c'est top!
Le moins : je ne l'ai vu disponible qu'en une seule taille, il va falloir que je vois si les petits doigts magique de Alex sauraient en faire dans d'autres tailles!

Il faut que je scanne une photo du livre ou que je fasse une impression d'écran pour vous montrer comment ça donne sur une tête de cheval ;)

mardi 9 octobre 2012

Les différentes ennasures


Quand on a un cheval qui ne répond pas bien au mors (ou à l'utilisation qu'on en fait, ce qui revient souvent au même), ça vaut souvent le coup d'essayer, au moins de manière transitoire, de passer à une ennasure qui va agir sur le nez, dont le nom est défini par analogie aux embouchures, qui elles agissent .. sur la bouche! D'autant plus que si votre cheval réagit de la sorte, cela veut souvent dire que vous n'avez pas la finesse d'équitation imposant l'usage d'un mors...

Comme pour les mors, il existe une zoologie assez importante d'enasures, et ça n'est pas toujours facile de s'y retrouver. 

Les critères :
  • Plus la surface en contact avec le nez est fine, plus l'ennasure est dure (pour une même force exercée avec vos petits bras, la pression ressentie sera d'autant plus forte). Corollaire, si vous avez une chainette (hackamore) ou des nœuds, ça durcit d'autant plus l'action. 
  • Plus vous avez de poulies ou de bras de levier, idem, plus vous durcissez votre action, car les poulies (simple fait de coulisser dans un anneau) et les bras de leviers décuplent votre action comme on l'apprend en primaire... 
  • Plus l'ennasure est ajustée autour du nez, plus elle permet un contrôle fin de la direction. 
Maintenant, le détail :

Néli en licol étho, ça va très bien pour le cso et l'extérieur
Un peu plus subtil pour le dressage

Le licol éthologique : c'est nouveau, c'est à la mode, c'est joli, et surtout quand on travaille à pied, ça permet d'utiliser le même outil à pied et à cheval sans avoir à changer de filet. C'est ce que j'utilise avec Néli, en extérieur, sur le plat, à l'obstacle.
  • Sévérité : +  (mais le cheval peut quand même s'appuyer sur le licol pour prendre la main)
  • Confort  : ++ (pas de transpi ou presque, mais fin au niveau de la tétière)
  • Contrôle latéral : -- (nécessité d'un cheval bien éduqué aux flexions latérales, le licol tourne, action par rêne d'encolure ou jambes)
Le side-pull de chez Barefoot
(cher à mon goût)

Le side pull : c'est assez utilisé en équitation western pour le débourrage des jeunots. Pas facile de trouver un side-pull bien adapté à son cheval, (taille de la muserolle, du frontal, des montants...). Je trouve que les muserolles side-pull à adapter sur un filet  classique sont un bon compromis, on peut travailler avec un contact similaire à celui du mors.
  • Séverité : - (dépend de la muserolle)
  • Confort : +++ (confort d'un filet en cuir )
  • Contrôle latéral : +++


Le bite-less : lui, c'est pas mon copain. Deux courroies  passent sous l'auge ou au niveau de la muserolle et coulissent dans des anneaux au niveau de la muserolle. Je n'aime pas l'action car quand le cavalier relâche la pression, les courroies en cuir se desserrent à peine. J'ai vu des chevaux blesser assez rapidement avec cet harnachement. 
  • Séverité : +++ (effet poulie)
  • Confort : --- (courroies coulissent mal)
  • Contrôle latéral : -  

Le Hackamore : le classique de la randonnée, on en voit de toutes tailles sur les terrains de concours de CSO, parfois dans des combinaisons délirantes avec des mors très durs... Ne permet pas réellement une monte au contact.
  •  Séverité : de + à +++ (dépend de la longueur des branches et de la nature de la gourmette)
  • Confort : ++ 
  • Contrôle latéral : --- (il faut avoir un cheval éduqué à tourner par rêne d'encolure)
Le licol plat
C'est pour l'attache!

Le licol plat de la vie de tous les jours : n'est pas fait pour monter pour de vrai avec. Il tourne, il blesse au niveau des anneaux. Permet de faire des essais, mais si on se décide pour le sans mors, il vaut mieux choisir quelque chose de plus adapté.




Le Bosal : Je connais mal mais globalement, je dirais comme le licol étho. 

lundi 12 décembre 2011

Histoires de mors


Ou comment choisir un mors pour sa monture préférée!... Ça n'a l'air de rien, mais je pense que je me suis gâchée une partie du travail en utilisant des mors mal adaptés jusque maintenant...

Donc d'abord ma petite histoire...

J'ai acheté Néli, et il fallait acheter un mors :
On a commencé par le choix de la taille, j'ai essayé le mors de filet de de bride d'une fille des écuries, verdict : un peu serrée dans un 125mm...


Première erreur! Je pense que ce mors taillait petit, j'aurais du en essayer d'autres...





  • Donc je m'en vais à Padd acheter un mors résine double brisure en 135mm, canons assez fins.
    Le but :double brisure pour le confort d'une bouche plutôt étroite et ne pas emmerder le palais, l'articulation permet une bonne séparation des aides, et la résine est plus confortable pour le cheval. Ce mors, très peu stable, est sensé favoriser la décontraction de la bouche. Je pensais l'encadrer avec 2 rondelles.

    Je le mets à Néli pour une séance de longe. Elle me le croque en 1 heure.
    En fait j'avais laissé le mors trop bas dans la bouche, donc elle arrivait à l'attraper pour le remonter dans sa bouche et le croquer...
Morale 1) Il ne faut pas hésiter à mettre le mors assez court au jeune cheval pour qu'il soit fixe dans sa bouche au début, le descendre ensuite pour travailler plus finement ou pour aider à la décontraction d'une bouche muette.


  • J'ai donc ensuite acheté à Ségo le mors que j'utilisais avec Ithos et dont j'étais très satisfaite : un mors aiguille double brisure, alliance bristol, plutôt fin, en 135mm toujours.
    Le but : La double brisure a les mêmes avantages que pour le mors en résine, l'alliance bristol n'emmerde pas trop la langue (ne la stimule pas comme ils disent sur le net) et épargne le palais, les aiguilles aident à la compréhension de la direction (rêne d'ouverture, flexion lat. etc.) , le mors est plutôt fin, ce qui permet un travail en finesse. Le métal ne se croque pas!

    Je l'ai mis à Néli pendant un petit mois, elle cède très bien, mais bavarde énormément. On se rend compte qu'il lui pendouille dans la bouche, et stimule donc beaucoup sa langue, elle peut aussi l'attraper et le refaire tomber, ce qui fait un bruit qui lui plait pas mal. Une fois remonté d'1 trou par la monitrice, le contact est mieux, un peu plus stable mais toujours pas ça.
Morale 2) Si le mors est trop bas dans la bouche, il "oblige" +/- le cheval à bavarder, il risque de tomber sur les dents de devant (ce qui n'était pas le cas), lui permet de jouer avec comme les mors à jouet. Cette instabilité est un peu aggravée par la finesse des canons.

  • Laurianne me prête donc un mors verdun simple brisure, 135mm, très fin, mais dont les canons sont courbés, ce qui est plus anatomique.
    Le but : Les grands D du mors sont très encadrants, les canons fins empêchent l'appui et permettent un travail en finesse, la forme anatomique est sensée préserver un peu le palais.
    Je l'ai gardé jusqu'à très récemment, et surtout jusqu'à ce que je me rende compte qu'il était beaucoup trop grand pour Néli en passant mes doigts dans sa bouche et en me rendant compte qu'il n'y avait pas de place et que ça cognait le palais à la moindre action de mes mains!!!
Morale 3) Il faut regarder la bouche de son cheval avec les yeux et les mains pour bien vérifier l'adéquation avec le mors plutôt que de partir sur des raisonnements théoriques...

  • Ensuite, je lui ai mis un mors en caoutchouc droit en 125mm, avec des rondelles.
    Le but : Ce mors est le plus stable possible (à part peut être le mors droit à aiguille?), il est large et donc encourage le cheval à se poser sur le mors. Il n'appuie pas sur les barres, ne peut toucher le palais, et n'agit que sur les commissures et la langues, 2 parties souples qui amortissent le contact.
Morale 4) Avant toute chose, avec un jeune cheval, je commencerai par un mors droit en caoutchouc, Néli a eu ce mors pendant 6 mois, et j'en étais très satisfaite! (Depuis, elle a fini par le croquer quand elle a découvert un nouveau jeu : le faire glisser sur les barres en le croquant au début, ça couine!... )

  • Mors cintré en métal, droit, 125mm Le but : Mors droit :  stable, en métal : donc elle ne peut pas le croquer, cintré : il s'adapte mieux dans la bouche. Je pourrais regretter les anneaux qui font un bruit qui l'amuse bien quand elle joue avec... Ce qui est encore un problème..
  • Mors résine droit à aiguilles 125mm/19mm : Le but, encore plus stable que le mors précédent car il n'y a pas d'anneaux, ça ne fait donc pas de bruit si elle veut jouer avec.. héhé. Et de ce fait, elle ne joue quasi plus avec...