samedi 11 mai 2013

Reprise


Après la gourme, la toux, on esquisse la reprise... Autant dire que l'hiver nous aura coûté cher pour ne pas avancer sur grand chose!
De notre passage chez élo, Néli a ramené une plaie au passage de sangle qui nous empêche de monter depuis une semaine. J'ai été absente quelques jours (elle vit en ce moment au paddock), et maintenant on reprend en longe. Plusieurs objectifs au programme : 
  • la remettre en condition (elle s'essouffle assez vite, mais je n'ai pas encore été au point où elle transpire)
  • Qu'elle s'assouplisse d'elle même sur le travail en cercle pour reprendre ça ensuite à cheval
  • Lui donner de l'aisance sur les barres au sol : au trot, c'est vraiment super désormais, elle voit très bien ses foulées, fait les efforts quand il faut pour ne pas toucher... Au galop, elle est encore gauche. 
  • Reprendre un peu l'obstacle en longe
Mercredi on a fait une séance sur 3 barres au sol espacées de 3m pour pouvoir passer aux 3 allures dessus, en particulier au galop que l'on ne travaille pas assez. C'était intéressant, mais ça avait l'air assez fatigant physiquement. J'ai donc intercalé des pauses de travail type turn on the forehand in hand, en demandant même un peu de trot : c'est joli, il va falloir que je filme ça un jour. 

Vendredi, 3 barres au sol à la distance classique du trot après un petit défoulage sur le cercle simple. Le sol était très fouillant donc je ne voulais pas trop travailler au galop. Puis un petit obstacle en sortie des barres au sol : Néli n'a pas trop aimé (sous bassement trop regardant? ), donc on a décomposé et terminé sur quelques bons sauts, mais pas dans la décontraction pour elle, donc à revoir! 


mardi 7 mai 2013

Passage chez élodie


Trotte et Zaude
Le WE dernier (enfin, il y a 10 jours quoi), nous sommes allées avec Néli passer 4 jours dans le Sud, chez Élodie. 

Les deux semaines précédentes, je n'ai pas monté Néli pour explorer l'hypothèse : "la toux chronique est due à un problème de cicatrisation des bronches suite à la gourme" (hypothèse écartée, hypothèse retenue : allergie à la poussière ou début d'emphysème) et nous avons donc travaillé le van que nous avions sciemment oublié depuis notre arrivée au Sepey. Quand j'ai repris ce travail, Néli montait directement dans le van, mais elle n'était pas tranquille, ronflait, et demandait de suite à redescendre. À la fin des 10-15 jours de travail, elle monte très bien, elle reste dans le van sagement pendant que je bouge devant, que je descends, que je vais à ses fesses. Elle accepte que je bouge le pont ou la barre de queue, mais là elle n'est plus tranquille. Affaire à suivre. 

Or donc, je ferme le van jeudi matin sous le soleil, Néli ronfle, et en route maestro. 

Chez élodie nous avons travaillé un peu ses chevaux, nous sommes sortis en extérieur, nous avons surtout pris le froid et la pluie, Néli s'est un peu fait casser la gueule à la récré par Naka, et je suis allée une journée en auditrice au stage chez F. Pignon.

Je suis montée sur la belle Trotte et j'ai pu me rendre compte de ses impressionnants progrès sous la selle... au pas! En particulier, elle répond désormais super bien à la jambe pour pivoter les épaules.


Au retour, Néli est totalement stressée quand je la sors de son paddock et donc n'est pas du tout enchantée à l'idée de retrouver le van. On commence là où elle est à l'aise, c'est à dire loin du van, je demande un pas vers le van et je recommence. De cette manière là en 15' avec des pauses, on revient au point acquis avant le voyage pour venir chez élo : Néli calme dans le van, qui ne sort pas quand je descends du van et qui descend en plusieurs fois, à la demande, et à qui je peux demander de ré avancer quand elle descend. On ferme la boite et on rentre sous une pluie battante à Lyon. Au passage, judicieux conseil d’Élodie : j'oubliais un peu de demander d'autres exos entre 2 essais au van (ex pas espagnol, reculé.. )




mercredi 13 mars 2013

Le pur sang qui avait soif

Grattouilles

Ce WE, j'ai rencontré Tune, un gentil pur sang de 6 ans qui a couru, a gagné mais pas assez, et qui s'est reconverti au loisir, il y a pire comme fin de carrière. En pension box-paddock, il a été immobilisé 1 semaine au box, ce qui l'a un peu fait dérailler, sa proprio étant un peu débordée, elle l'a rapatrié dans une pension au pré il y a une semaine. Mais passer du box au pré, quand on est un pur sang fier et délicat, et en plus devoir aller boire dans une rivière, s'en est vraiment trop! Le bonhomme ne buvant pas assez boudait sa ration, et a bien bien fondu en quelques jours. Heureusement samedi il nous a montré qu'il crevait de soif, tout le monde y est désormais attentif, il mange de nouveau, il devrait donc rapidement se remplumer. 

El alors question travail? Et bien évidemment, dans ces conditions le petit fauve des jours passés est devenu un gentil mouton, il me montre qu'il a bien retenu les exos que lui a appris M. Il n'a par contre aucun intérêt dans l'homme, il fuit gentiment mais surement, et il ne comprend absolument pas ce que le piéton attend de lui. Quand il ne comprend pas, il se fige et attend que ça se passe, comme résigné. Nous avons donc travaillé gentiment les bases (chasser les hanches à distance, déplacer les épaules de face et sur le côté, envoyer sur le cercle), récompensé un peu, pour qu'il entrevoit le fonctionnement de la relation avec l'humain : je te demande des choses que tu es capable de faire, c'est sympa et ça rapporte. Beaucoup de longues pauses, beaucoup d'encouragements, et on a presque vu une porte s'ouvrir vers son cerveau. 
On déplace les épaules
On se tient à distance

À la longe le jeune homme est éduqué bien que les départs sur le cercle soient un peu hasardeux, par contre le regard est en permanence vers l'extérieur.

Passage en liberté : beaucoup de fuite, le regard vers l'extérieur, aucune envie de communiquer. Il faudra revenir sur ce travail une prochaine séance, là on a juste pris la température... froide!
Ouh que c'est fatigant!


mardi 12 mars 2013

Interlude


En ce moment je n'ai pas beaucoup de temps, beaucoup de boulot, étouça. Alors on avance petit à petit, Néli tousse toujours un peu au travail, on a beaucoup travaillé en R+, je sens que ma façon de travailler monté à totalement changé, et Néli est beaucoup plus posée sur le plat, devient légère et agréable... Finalement ne pas avoir le temps de se prendre la tête, ça a du bon aussi!

mercredi 13 février 2013

La gourme, c'est fini?


Ce matin j'ai enfin eu le temps de voir Néli plus de 3'. Déjà, elle se jette de nouveau sur sa nourriture. C'est rassurant quand nos animaux redeviennent des estomacs sur pattes! Ensuite, ben on s'est éclatées au manège, 1/2h de pur bonheur, la relation que je n'aurais jamais cru possible avec cette jument très indépendante à la base (ben oui, c'est plus simple d'avoir un cheval inquiet pot de colle qu'un cheval plein de confiance en lui), 3 épisodes roulades, visiblement, ça manquait, passage de barre au sol en reprenant en mode shaping, et retour en liberté au box. 

Ça valait le coup de se lever ce matin à 6h... :)

PS  : Elle n'a pas toussé de la séance dans le manège, par contre elle a toussé au box, avant et après. La gourme c'est fini? 

Petit bilan sur la gourme: 
  • Premiers signes visibles : hochement de la tête et ganglion mandibulaire gonflé
  • L'abcès a mis 4 ou 5 jours à percer après qu'il soit devenu un peu mou
  • L'abcès qu'il fallait drainer avec un mélange eau oxygénée-bétadine s'est ressoudé en une journée.
  • La fièvre a commencé en même temps que le ganglion a bien gonflé, et duré jusque quelques jours après le perçage de l'abcès, l'aspirine a très bien permis de la gérer.
  • Les antibiotiques en poudre quand le cheval ne veut plus manger, c'est pas top, préférer donc les piqures dans ce cas là. 
  • L'oedeme des membres les 2 jours avant que l'oedeme ne perce a été traité avec succès avec le diurizone (3x15mL)
  • La toux a continué (et continue encore) après le perçage de l'abcès.
  • Fallait il faire venir la véto? Oui je pense, pour avoir les antibios, le conseil diruizone, et pour pouvoir appeler quand on est stressée ensuite! C'est juste dommage qu'elle ne m'ait pas donné un ordre de grandeur des durées des différentes étapes (à part la fièvre après abcès percé)

vendredi 1 février 2013

Gourmitudes...

Blurp...


Depuis jeudi dernier, Néli est HS... Petite chronologie des faits :
  • Jeudi : petite toux suspect
  • Vendredi : toujours cette toux suspecte + balancement léger de la tête comme si elle avait mal aux oreilles
  • Samedi : 38,3°, on sent un gros ganglion mandibulaire à droite  (4-5 cm)
  • Dimanche : 38,2° ; tjs le ganglion et la toux, même au pas pour aller au paddock
  • Lundi : poussée de fièvre : 39,3° elle n'a pas fini sa ration. Le soir je lui mets 10g d'aspirine.
  • Mardi : la véto vient le soir, 39,7° , le ganglion s'est étalé et ramolli, pas de problème respiratoire, rythme cardiaque un peu élevé, mais avec la température, c'est normal : Verdict : la gourme.
    La véto rase sous l'auge, j'applique des compresses d'eau chaude. 
  • Mercredi : la peau est abimée sous le ganglion, 39,3°, je lui donne 10 g d'aspirine le matin, 15 le soir, et je nettoie bien sous le ganglion où il y a des écoulements séreux mais pas de pus. 
  • Jeudi : 37,6° le matin, au moins une victoire sur un plan! Le soir 38°C, ça ne perce toujours pas, mais la peau est totalement à vif... je lave.
  • Vendredi : 38,2°, peau à vif sous l'abcès, je lave. Par contre elle engorge des antérieurs, ça ça ne me plait pas. Si c'est encore le cas ce soir, j'appelle la véto! 
  • Vendredi soir : 39,8°, les 4 membres très engorgés. J'appelle la véto : diurizone 15mL et aspirine 10g
  • Samedi matin : 37,6°, la miss pète la forme, grande balade à pied par les champs. Ensuite je casse ma voiture et je déprime. 
  • Samedi soir : 37,9°, diurizone + aspirine
  • Dimanche matin, 10g d'aspirine et un coucou en vitesse avant d'aller dans le Pilat
  • Dimanche soir,  37,6° l'abcès a percé, je nettoie avec un mélange eau oxygénée-bétadine. Super séance de lib dans le manège, la Néli des grands jours
    ... On commence les antibios dans la ration
  • Lundi matin, passage en vitesse
  • Lundi soir, 39,7°, l'abcès s'est un peu refermé sur lui même, elle n'a pas fini sa ration. 15g d'aspirine.
  • Mardi matin, 37,5° l'abcès est ressoudé j'espère que ça n'a pas fermé trop vite en enfermant des merdouilles dedans. Je lui donne les antibios dans un mash, ça passe tout seul. Je n'ai pas redonné d'aspirine pour voir comment elle sera le soir. 
  • Mardi soir : 38,5° , l'abcès est plutôt propre, aucun appétit par contre, toux assez moche avec une respiration sifflante. 

Quelques photos de mercredi soir :
La bichette a la tête toute déformée
Nettoyage mercredi matin
Changement de profil

jeudi 10 janvier 2013

Petit tour de janvier


Nevada : 
J'arrive un peu avant sa proprio, je rentre donc dans son box pour faire ami ami sur une base de grattouilles. Au vu des dernières séances dans le manège peu productives vu qu'elle n'y va qu'une fois par mois, je décide de faire mon Blondeau, et nous allons travailler au box ; ce qui a posteriori fut un excellent choix. 
On commence par un pansage travail : cette jument est un peu susceptible avec ses jambes, on va donc brosser, en passant incidemment sur les jambes. Elle ne bouge quasiment pas car ça n'est pas la procédure habituelle pour lui demander les pieds, c'est un bon point. Puis on demande quelques flexions latérales que l'on récompense avec moult grattouilles là où ça fait du bien. Ensuite je mets un bouton ON avec la badine sur le dos, elle comprend assez vite. Comme elle a tendance à s'avachir sur son piéton, on rajoute quelques pivots sur les hanches. Il est temps de sortir du box et d'aller jusqu'aux vans (séance d'embarquement prévue l'aprèm). Nombreux arrêts, on en profite pour fixer le bouton ON, aller voir ce qui fait peur, la remettre à sa place, et nous voilà aux vans. On profite de 2 poubelles qui trainent pour travailler incidemment l'envoyer dans un passage étroit ; puis on passe entre les vans pour le passage étroit un peu serré en main. Et on va au paddock, c'est A qui mène. Là je me rends compte que l'on est passées à côté de qqch, avec A Névada n'est pas du tout bien élevée en main, elle lui passe en permanence devant et A est en permanence à lui demander de ralentir. On fixe donc quelques règles : 
  • On demande de ralentir voix+badine (ça ne sert à rien de la désensibiliser au licol)
  • Si on agit avec la badine, c'est pour avoir une réponse claire = arrêt + 1 pas de reculer. 
  • Quand la jument est arrêtée, ça n'est pas elle qui donne le signal du départ. Tant qu'elle s'impatiente et qu'elle réavance on maintient l'arrêt (au moins 3s), quand elle se calme, on repart en avant.
  • On ne broute que sur consigne vocale + geste
Deuxième séance, je vais chercher Nevada, et on travaille sur le mener, elle se cale et devient plus posée, moins regardante. 
Arrivée devant le pont, la miss est plus que perplexe. Je lui demande de sentir le pont, et puis on s'en va brouter, on répète 2-3 fois, et la voilà qui tape d'un antérieur sur le pont, on continue la manoeuvre, une poignée de grains au moment opportun et on est dans le van. Je prends bien garde à sortir en marche arrière à chaque progrès pour ne pas avoir une jument qui sait monter mais qui ne sait pas descendre!
Et puis pour finir, A monte Nevada dans le van, elle trouve un seau de bouffe au fond, on ferme le pont, on le rouvre, on sort la jument, elle re rentre. C'est dans la poche! 

Habanero
Le coquin a été sage pour son parage et sa piqure la veille, mais pas moyen de lui faire avaler son vermifuge. Bon, on recommence d'abord avec quelques exos : quelques cerclés pour Agnès, un peu de pas espagnol (je lui apprends à répondre à la main qui pousse gentiment sous la barbe à la place du stick), quelques déplacements latéraux, et puis le vermifuge. Il commence par me faire comprendre que bof bof, pas pour lui. Je reprends rapidos une désensibilisation à la main sur le nez, le doigt dans la bouche, la seringue fermée dans la bouche (sucre pour récompenser), et je vermifuge, nickel!

Prince, le poney. 
Juste quelques révisions, sa petite cavalière est restée à la maison. On revoit le cerclé, on ajoute les départs au trot (juste impensable à la première séance), tout en R+ pour lui évidemment, et paf, on a des foulées de trot oreilles en avant... Il est génial ce poons, à plus de 20ans, ça prouve qu'on peut apprendre à tout âge! 

Vinera, l'espagnole
Elle a déjà beaucoup changé depuis la dernière séance alors que sa proprio n'a pas eu le temps de la travailler, elle est beaucoup plus légère. 
On revoit le porc épic en cherchant la finesse, elle fait des jolies choses, on a ajouté les hanches au contact et affiné les épaules au contact. On ajoute ensuite un travail sur baisse la tête, mettre le licol et le filet, c'était utile.
Vu l'état des terrains on ne peut pas faire plus, c'était encore une demi-heure bien efficace!

Et voilà, c'était tout pour ce dimanche hivernal et moche!

lundi 7 janvier 2013

De la frustration au plaisir à cheval...

Qui s'amuse encore à cheval?
Ces dernières années, je me faisais la réflexion que sur les photos/vidéo de moi à cheval, je faisais souvent la gueule (sauf en balade où en général on pose ou quand je travaillais en cordelette), et je me disais, "il faudrait que tu souries davantage à cheval pour être plus détendue". Je pense que je prenais le problème à l'envers!

Depuis les stages avec Pignon, je me suis beaucoup remise en cause sur le plaisir que prend le cheval dans le travail. D'abord à pied, puisque la liberté ne ment jamais, et puis petit à petit, ça a déteint sur mon travail monté. Et puis petit à petit je me suis rendue compte que, truc de fou, j'étais tout sourire à cheval par moment sur une longueur de manège entière! Bref, réflexion, réflexion... En fait, je suis, comme beaucoup de cavaliers, quelqu'un de très exigeant ; avec moi et avec mon cheval tout autant. J'ai une idée très claire de l'équitation que je veux pratiquer (au moins sur le plat), de l'attitude dans laquelle je veux que ma jument soit au travail, de son placé, de son engagement, etc. Et comme évidemment ma jument n'est pas comme je le voudrais, je suis frustrée en manège. Je ne suis pas frustrée qu'elle ne soit pas au piaffé, évidemment que non, car je suis consciente que c'est trop difficile pour elle, qu'on n'a pas les bases nécessaires et tout ça, de la même manière qu'elle ne change pas encore de pied au galop sans barre au sol, et que ça me parait normal, donc je suis trop heureuse quand elle donne un signe qui va dans ce sens! 
Je suis donc frustrée de ce que je pense qu'elle est capable de faire et qu'elle ne fait pas. En fait, encore une fois, j'ai décidé à sa place de ce qu'elle était capable de faire, parce qu'elle l'a déjà fait, parce que je considère ça comme facile, parce que... Parce que au lieu de voir ce que j'attends comme une somme de petites choses sur lesquelles on pourrait progresser point par point, je vois ça comme une situation de départ globale. C'est la lecture du livre sur le clicker training de Alexandra kurland qui m'a aidée à avancer sur ce dernier point.

Prenons un exemple (qui pour le coup ne me frustre pas trop), la cession à la jambe. Pour qu'une bonne cession à la jambe soit réussite, il faut : 
  • Que le cheval se déplace précisément de X à F
  • Que le cheval croise antérieurs et postérieurs
  • Que le cheval ait un léger pli vers là d'où il vient
  • Que le cheval soit en place, léger dans la main
  • Que le cheval engage dans un trot dynamique sans qu'on ait à le porter
  • Que le déplacement soit contrôlé et que l'on puisse à tout moment repartir droit. 
Bon, et si on n'a pas tout ça, ben on n'a pas une bonne cession à la jambe, et si on veut faire une bonne cession à la jambe, et bien on est déçu. Pour progresser sur un item, il faut relâcher la contrainte sur les autres items, pour se concentrer sur un point en particulier. Et on remet tout ensemble quand tous les points sont indépendamment acquis.  
Je vais donc dans un prochain post chercher à décrire la jument que je voudrais que Néli soit aujourd'hui pour que je sois toujours contente de mes séances à cheval. Je vais décomposer en un maximum de sous-items pour pouvoir à chaque séance cibler un point, qui soit de progrès facile, c'est à dire sur lequel je sois sure que je peux progresser dans une séance, et être contente et ravie de ma séance!

Affaire à suivre!

NB : l'image vient du site http://fond-d-ecran-gratuit.org

La valse - premier assouplissement à pied

Soupçon et Alex
Première séance sur le thème, ils assurent!

Cet exercice est utilisé à pied (et même à cheval) chez plein de grands noms de l'équitation (Pignon, Beran, Ballou... et j'en passe), il permet d'étendre tout un côté du cheval (puis l'autre) de l'encolure aux fessiers, de lui apprendre à passer son postérieur interne sous la masse, à reporter du poids sur son épaule externe, bref, un must have!

Le but est d'amener le cheval à marcher sur un plus petit cercle des antérieurs que des postérieurs, qui vont donc croiser, tout en lui demandant de baisser la tête pour bien étirer tout son dos (ça c'est ma version à la motte Pradier) comme on peut le voir sur la vidéo ci dessous :

jeudi 3 janvier 2013

Essai d'une thorowgood griffin dressage

Sur leboncoin.fr je vois une annonce pour une thorowgood T6 en 17'5 à 20' de chez moi, banco je vais voir... En fait c'est pas étonnant que le type de T6 n'était pas précisé, il s'agit d'une griffin et non d'une T6, mais j'ai mis quelque temps à m'en convaincre (pas de slot supplémentaire pour mettre les contre sanglons, arcade qui ne se change pas, et les matelassures arrières assez étroites, à la mode d'autrefois quoi...)

Les matelassures sont un peu étroites par rapport à ce qui se fait ajd
Moins de surface portante, mais bon, c'est pas pour la rando!
Ce qui me plait : la partie au contact du dos est bien faite pour les tonneaux!
On dirait qu'il y a un peu de gousset devant non?
L'angle parait bon pour Néli, mais c'est étroit au niveau du garrot

Je me suis déplacée, je vais donc faire l'essai sur la plus belle


Essai de la selle à nu
ya pire, mais c'est pas totalement stable
C'est pas si pire
la selle part sur le côté car je venais d'essayer de sangler
(sangle trop courte, j'ai du tirer!)
On voit le principe des matelassures à l'anglaise pour les dos ronds
(comparer avec Wintec 2000, nv modèle)


Après le travail, c'est criant, la selle est très déséquilibrée

Alors, qu'en dire? Le tapis se barre avec cette selle, et surtout, après les 2 essais, avec une sangle plus longue la deuxième fois pour pouvoir mieux positionner la selle, celle ci avance un peu et est très déséquilibrée longitudinalement!
hihi, les carrés de dressage, c'est pas pour demain!

lundi 31 décembre 2012

LTJ : Le reculer : pourquoi/comment

Reculer par aspiration
Quand on débute les exos de la Cense, ou de Parelli, le reculer fait partie des premiers exos que l'on apprend, on fait les exos dans l'ordre, pensant que c'est impératif, et puis ça permet de travailler le respect, donc c'est bien (j'ai l'impression que pour beaucoup de personnes, faire de l'étho, ça se réduit à travailler le respect). 

De mon côté, c'est quelque chose que je travaillais aussi systématiquement avec les nouveaux chevaux, sans forcément réfléchir au pourquoi du comment, sans me poser vraiment la question de l'ordre.



Au stage de LTJ, une jeune fille présente une petite ponette pie plutôt crispée et stressée. LTJ lui demande de lui montrer comment elle travaille avec elle. La jeune fille demande les hanches, puis demande un reculer à distance. 

Là LTJ l'arrête de suite : 
LTJ : pourquoi vous lui demandez ça? Qu'est ce que vous attendez que cet exercice vous apporte, à vous et à la jument? 
La jf : ben, euh, c'est les premiers exos de Parelli, c'est pour communiquer

Et LTJ de nous faire remarquer que chez cette jument qui a le dos tout contracté (ce qui est souvent le cas des chevaux stressés/spooky) , lui demander de reculer à distance, ce qui lui fait encore plus lever la tête, d'une part c'est douloureux pour elle, en plus ça ne va pas dans le sens qu'on voudrait : lui apprendre à se détendre, à baisser la tête... 

Cette remarque fait, je trouve, beaucoup réfléchir. On n'est pas là pour dresser des robots pour lesquels on applique un seul et même protocole bien établi!

vendredi 28 décembre 2012

Désensibilisation : un deuxième apprentissage

Désensibilisation au parapluie
En équitation éthologique, la désensibilisation consiste à faire comprendre au cheval que la bonne réponse à un stimulus inquiétant au départ est l'immobilité et non la fuite. On espère qu'ensuite le cheval restera immobile car il n'aura plus peur du stimulus en question. 

La méthode utilisée est celle du conditionnement opérant en renforcement négatif : 
  • On part d'une situation inquiétante pour le cheval mais pas suffisamment pour déclencher une réaction de fuite. Ex : Avec le parapluie fermé, face au cheval à 1m50 de lui
  • On agite un petit peu le parapluie, on sent le cheval se tendre, et on arrête avant qu'il ne bouge. On retire le stimulus désagréable (on ne sait pas dissocier désagréable d'inquiétant dans cette approche) alors que le cheval est immobile. On lui apprend ainsi : 
    • Que la bonne réponse est de rester immobile
    • Que le parapluie à 1m50 de lui en face ne mange pas
  • Et on corse progressivement. 
  • Si on va trop loin, le cheval se met à bouger, alors on garde le stimulus à la même intensité (= même mouvement et même distance) et on laisse le cheval bouger latéralement ou en marche arrière. Quand il se rend compte que son déplacement n'a aucune influence sur le stimulus le cheval propose de s'arrêter. On arrête à ce moment le stimulus et on lui enseigne donc encore que la bonne réponse c'est l'arrêt. 
Ça c'est la pratique en mode conditionnement opérant. Sauf que l'on ne travaille pas sur la simple acquisition d'un comportement comme ça serait le cas si on voulait enseigner le pas espagnol, on travaille à remplacer une réaction de peur et de fuite par une autre réaction.

On sait que la mémoire d'un évènement est associée avec un certain schéma neuronal (connexions synaptique, organisation spatiale). Le nouvel apprentissage va-t-il détruire le schéma précédent? 

En lisant le dernier livre de J-C Ameisen, on apprend que non, le nouvel apprentissage consiste en fait à apprendre à réprimer le resurgissement du souvenir de la peur. L'étude porte sur des souris dressées en conditionnement pavlovien à craindre un stimulus : un flash lumineux est associé à un évènement désagréable. On présente ensuite à ces souris le flash lumineux sans l'évènement désagréable et la souris désapprendra à avoir peur. Si une fois que la souris ne présente plus de réaction de peur, on associe de nouveau le flash lumineux à un évènement désagréable d'une autre nature que celui initialement associé au flash (il faut suivre ;) ), alors la peur resurgira immédiatement et la nouvelle association s'inscrira beaucoup plus vite dans la mémoire que la première association.
JC Ameisen conclue : 
Le souvenir ancien de la peur ne s'était pas effacé : il avait été enfoui, intact, prêt à resurgir plus vite et plus fort encore, sous une forme nouvelle.
Ces résultats sont à rapprochés de ceux sur le stress-post-traumatique comme le montre bien JC Ameisen dans son livre. 
 
Ce résultat questionne beaucoup nos pratiques de désensibilisation, sans donner de solutions évidemment, ça permet d'éclairer certaines situations comme les retours fulgurants en arrière dans la progression (ça me fait penser en particulier à Ody ou à la pie d'élo). 

Il pose aussi certaines questions : 
 
- Les réactions de peur du cheval face à des stimulus qu'il ne connait pas sont elles innées ou acquises par les expériences antérieures avec d'autres stimuli? 
- Peut on différencier des peurs acquises qui ne seraient donc pas effaçables de peurs innées sans apprentissage qui seraient elles bien effaçable car l'apprentissage de la réaction à ce stimulus serait le premier apprentissage à lui être associé?
- On sait par expérience que certains chevaux sont plus inquiets que d'autres, il semble qu'il y ait une part de génétique ou tout au moins d'épigénétique. Est ce que la désensibilisation à un grand nombre de stimuli diminue l'anxiété rémanente du cheval? 

Biblio : 
J-C Ameisen, Sur les épaules de Darwin : les battements du temps,  éditions les liens qui libèrent, chap V

Par contre, dans la biblio de JC Ameisen, je n'arrive pas à voir à quel article ce passage du livre réfère, si qq trouve, je suis preneuse!

lundi 24 décembre 2012

Parler, c'est pas naturel...

Quand on commence à apprendre la méthode Parelli (que ça soit avec la Cense ou avec Parelli), l'une des premières choses qu'on y apprend, c'est : tais-toi. 

Pourquoi donc?

  • Une première grille de lecture consiste à dire que parler ça n'est pas naturel, alors qu'utiliser son langage corporel c'est naturel pour le cheval.
  • La seconde grille de lecture consiste à dire que l'on parle sans ce rendre de ce que l'on dit, ni surtout se rendre compte de notre langage corporel qui souvent dit le contraire de ce que notre langage dit. 

Le langage corporel c'est naturel pour le cheval 
Retour sur une contre-vérité qui a la peau dure.
Isopraxie acquise

Dans ce débat il s'agit de retourner aux sources de l'apprentissage de la communication. L'homme est un animal de communication par excellence, et pourtant communiquer n'est pas inné comme l'ont montré les psychologues. Pleurer au départ n'a pas de sens pour le bébé qui pleure, il exprime juste un inconfort ; c'est parce que sa mère vient le chercher à chaque fois qu'il pleure et diminue cet inconfort que le bébé apprend à dresser ses parents en pleurant (je pleure jusqu'à ce que tu viennes me chercher) et à exprimer avec un but son inconfort. De la même manière, lorsque le bébé tend le bras pour essayer d'attraper un objet hors de sa portée, il tend juste le bras. Quand plusieurs fois un adulte attrape l'objet en question et le lui donne, alors il apprend que ce geste peut permettre de communiquer pour dire : donne moi ce que je n'arrive pas à attraper. Par la suite, le langage verbal plus riche supplée (au moins consciemment) notre langage corporel. 
Chez le poulain, c'est la même chose. Il ne sait pas d'instinct que quand sa mère couche les oreilles il a intérêt à filer droit, il l'apprend. Donc ça n'a rien d'inné. Le cheval dans la nature apprend surtout un langage corporel, c'est vrai, il sait cependant reconnaître différents types de hennissement et certains bruits comme celui de la voiture qui amène le picotin. Il a donc aussi appris à associer à certains sons/bruits/ensemble de sons un sens, et à émettre aussi des sons chargés de sens. Il communique donc aussi par la voie des sons sans que l'homme n'ait introduit son propre langage verbal. 

Le cheval répond-il sans apprentissage à mon langage corporel? Surement pas, le cheval, et nous même apprenons à communiquer par essai/erreur, confort/inconfort. 
Ce qui est sur, c'est qu'il est beaucoup plus attentif à ce que signifie notre langage non-verbal inconscient  qui exprime à notre corps défendant colère, frustration, peur, non-détermination... Et nous taire, c'est l'occasion rêvée d'apprendre pour nous même à reconnaitre et maitriser notre langage non verbal. Pour le cheval, ça n'est absolument pas une nécessité, il est aussi bien capable d'apprendre des mots que des gestes. Les gestes sont peut être plus visibles, moins subtils, et donc plus simple à apprendre. Cependant, les mots comme oui, bien, tiens, encore sont appris très rapidement, le ton est très vite compris comme porteur de sens aussi, alors pourquoi s'en priver? 

De très grands dresseurs travaillent beaucoup avec la voix (JM Imbert a un spectacle entier où il n'utilise que la voix, F. Pignon parle beaucoup à ses chevaux...), et je pense que les personnes qui disent à leurs élèves qu'utiliser la voix, c'est pas naturel, n'ont pas compris grand chose aux fondements de la méthode qu'ils utilisent. Par contre, je peux tout à fait comprendre que pour un certain temps, on conseille à son élève de ne pas utiliser la voix pour apprendre à mieux maîtriser cet outil qu'est le langage corporel....

lundi 10 décembre 2012

Gagner, perdre... Changeons de paradigme



"Si tu descends de ton cheval alors qu'il ne veut pas passer quelque part, il a gagné et tu as perdu. Tu lui apprends qu'il peut gagner. "

Qui n'a pas entendu cent fois cette rengaine?

Dans l'optique où la relation avec le cheval est un combat permanent, où on part du principe qu'il n'aime rien faire de ce que l'on lui propose, et que donc il faut à chaque fois lui montrer qu'il n'a pas d'autre choix que de faire ce qu'on lui demande, alors oui, c'est vrai. 

Mais est ce vraiment une conception de la relation cavalier-cheval enviable?

Je ne suis pas une fervente défenseuse de Ségolène, mais quand même, une stratégie du win-win me semble correspondre davantage à ce que je recherche dans une relation cheval-cavalier.

Donc si tu as trop peur pour passer, et bien je vais descendre, et puis si tu as encore trop peur, et ben on va faire un mini pas, et pour te récompenser, et bien on va s'éloigner de ce qui  fait peur et puis on reviendra, et on prendra le temps, et si il le faut, et bien ça ne sera pas aujourd'hui qu'on franchira ce qui te fait peur. Toi, cheval, tu ne connais ni mon but, ni mon calendrier. Tu ne gagnes pas, juste tu ne peux pas faire ce que je te demande dans ces conditions. La preuve si je te demande quelque chose que tu peux faire, tu le fais, et avec plaisir. Bref, pourquoi parler de combat quand on peut voir dans chaque situation l'occasion d'apprendre quelque chose ensemble?

lundi 3 décembre 2012

Il neige....

Dimanche matin il neige... chouette allons voir Néli!

(et dimanche aprèm il faisait trop beau sur la neige... mais fallait travailler... la vie est trop injuste!)


Deuxième vidéo, Néli est absorbée par le troupeau à gauche de la caméra, du coup elle me sort un peu n'importe quoi :)
Ensuite je lui propose de se coucher, mais pas l'envie (la neige n'est pas assez moelleuse il faut croire), donc on repart!